Corse du Nord – 5 jours

Image21.png       Après avoir débuter nos vacances par la côte sud et est de l’île de beauté, notre périple se termine par la partie nord puisque notre logement se situe à Saint-Florent : le Saint-Tropez corse.

 

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  • Jour 1 Corte / Vallée de la Restonica
  • Jour 2 : Saint-Florent / Bastia
  • Jour 3 : Calvi / Sant’Antonino / Pigna / Ile-Rousse
  • Jour 4 : Plages de Saleccia et du Lotu 
  • Jour 5 : Cap Corse

Comment venir dans ces lieux ?

       Bastia demeure le plus grand port de Corse aussi bien en termes de flux de passagers que de trafic de marchandises. Ainsi, l’accès se trouve facilité avec également l’aéroport de Bastia Poretta qui se trouve à 20 min du centre-ville. 


 

1 – Corte / Vallée de la Restonica

       Quittant notre logement au petit matin, nous remontons la Corse via la route T20. Fidèle à sa réputation de route sinueuse, nous traversons des paysages au relief montagneux demeurant très sauvage hormis quelques villages suspendus. Après 1h30 de trajet, nous découvrons Corte.

       Jolie citadelle accrochée à un rocheux, la citadelle de Corte est pleine de charme avec ses ruelles pentues et ses vieilles bâtisses. C’est au belvédère de la ville que vous aurez la meilleure vue sur la citadelle. L’entrée dans la citadelle se fait via le musée de la Corse en vous ayant acquitter du tarif de l’entrée de 5,30 €. Malgré l’afflux de touristes, la ville a réussi à conserver son identité forte d’ancienne capitale Corse grâce à Pascal Paoli. Ayant besoin de prendre des forces avant la randonnée de l’après-midi, nous comblons notre faim dans un restaurant typique de la gastronomie corse tenu par un couple très aimable et faisant des spécialités faites maison exquises.

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       La Restonica est considérée comme l’une des plus belles vallée corse. Elle constitue un point de départ d’une multitude de randonnées. Nous souhaitions faire la randonnée finissant au Lac de Melo (terme provenant du terme corse mela : pomme). Ainsi, nous avons parcouru l’unique route y accédant. Outre son étroitesse, nous apprécions d’ores-et-déjà ses jolies paysages en remontant la rivière de la Restonica. Il ne faut pas avoir peur des multiples virages et passages serrés. Ce doit être un vrai enfer en pleine saison ! Nous arrivons enfin au bout de la route. Après s’être acquitté des 6 € auprès de la personne en charge du parking, nous nous garons le long de la route car le parking d’environ 20 places de voiture est plein. Encore une fois, nous n’osons imaginer l’influence en haute saison…

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        Nous oublions le stress de la montée en voiture et enfilons les chaussures de randonnée. Pour atteindre le lac de Melo, nous avons mis 1h30 à partir de la Bergerie de Grotelle. La montée s’est avérée être physique. La fonte de la neige fraîche tombée début mai et a provoqué l’apparition de nombreux cours d’eau au cours de notre chambre. Ainsi, nous avons pris le sentier physique (celui de droite) car l’autre sentier était Image3.png

impraticable dû à la présence d’eau. Après l’utilisation des chaînes, nous empruntons deux escaliers avant d’arriver, enfin, au lac de Melo (situé à 1711m d’altitude, il est profond d’une vingtaine de mètres et s’étend sur 6,5 hectares). Un vent impressionnant nous y attend. Ainsi, nous entamons la descente très peu de temps après y être arrivés. Pour les sportifs, le lac de Capitello se trouve à 45 min du lac de Melo. Comme souvent, la descente fut plus compliquée que la montée. Les roches étaient glissantes et nous avons dû redoubler de vigilance.

        Fatigués, nous prendrons la route afin d’aller voir le village des tortues à Moltifao. Ce dernier était malheureusement fermé sans aucun communication visible sur le site internet ou sur l’enceinte. Déçus, nous reprenons la route jusqu’à Saint-Florent. Le thermostat affiche 25 degrés, et nous avons hâte d’arriver à bon port. 

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2 – Saint-Florent / Bastia

       Plus grand port de plaisance corse, Saint-Florent possède un centre-ville charmant. A travers ses ruelles piétonnes étroites, vous découvrirez le charme de ce village plein de charme. A noter la présence de tags anti-touristes sur certains murs de la ville. Dérangeant la tranquillité des insulaires, le tourisme constitue la plus grande source de revenus de la Corse et demeure nécessaire pour de nombreuses personnes. Difficile de s’y faire un avis. La clé réside dans l’équilibre.

       Après cette matinée agréable dans Saint-Florent et un arrêt photo au col de Teghime, nous voici à Bastia. Deuxième plus grande ville corse après Ajaccio, elle séduit par son authenticité et dynamisme. Nous nous garons près du parking de la citadelle dans un rue gratuite. Nous commençons la visite de la ville par la citadelle qui surplombe le port. La citadelle offre une vue panoramique sur la cité pittoresque. Ses ruelles colorées nous transportent tout droit en Italie.

       Ensuite, nous sommes descendus à travers le jardin Romieu puis nous avons continué le long du vieux port. Nous sommes surpris par les immeubles hétéroclites. Certains sont presque en ruine ! Nous arpentons ensuite la commerçante rue Napoléon qui est illuminée toute l’année ! Après un saut dans l’oratoire Saint-Roch, nous nous dirigeons vers la Place Saint-Nicolas où nous y dégusterons une succulente planche de charcuterie corse. 

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3 – Calvi / Sant’Antonino / Pigna / Ile-Rousse

       Cette nouvelle journée s’annonce très chargée avec au programme : Calvi et la chapelle de Notre-Dame de la Serra, les villages dans les montagnes de Sant’Antonino et Pigna et pour finir l’Ile Rousse.

Image6.png       Notre marathon début par une marche sur un sentier malaisé et très pentu. Au bout de ce sentier, nous retrouvons la chapelle de Notre-Dame de la Serra. Cet édifice qui a été inauguré en 1950 surplombe la baie de Calvi. Entourée par les montagnes, la citadelle se détache de l’horizon et semble flottée sur la Mer Méditerranée. 

 

 

       Calvi possède, au même titre que de nombreuses villes corses, un port de plaisance avec un centre-ville touristique et une citadelle juxtaposée. Ainsi, après avoir profité de la terrasse ensoleillée en buvant un café, nous franchissons les escaliers pour sillonner la citadelle plutôt étendue de la ville. Le centre de cette dernière prend des allures de labyrinthe et alimente notre curiosité. Trônant sur une place entre deux restaurants, nous trouvons l’église Sainte-Marie-Majeure de Calvi. En rose et blanc, elle surprend par sa couleur atypique. Monuments historiques depuis 1988, elle vaut le détour ! Calvi est une ville prisée par la touriste. Le soleil nous accompagne durant notre visite mais n’atteint pas notre appétit.

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       Nous quittons Calvi pour prendre de la hauteur afin de visiter le village de Sant’Antonino dans un premier temps. En arrivant à notre destination, le temps a complètement changé et un épais brouillard a jailli des montagnes. Fondé au IXe siècle selon une légende, le village se compose de 75 maisons construites en granite. Culminant à 500 mètres d’altitude, il offre, si le temps le permet, une vue imprenable sur le golfe et les montagnes alentours. Nous ferons une halte rapide dans ce premier village en évitant de se garer sur le parking payant mis en place près du village. Nous aurons toutefois le temps et le plaisir d’arpenter les étroites ruelles de Sant’Antonino. Bien réputé, ce village nous a paru quelque peu dénaturé par la présence de multiples restaurants.

       Ensuite, nous poursuivons notre route durant seulement 10 minutes jusqu’à Pigna. Ce village de charme est très fleuri. Nous l’avons particulièrement apprécié grâce à son authenticité et ses ruelles étroites propices à la flânerie. 

       Nous finissons cette journée marathon par la visite de l’île rousse. Située, comme Calvi, sur les bords de la Méditerranée, elle a été bâtie vers 1759 par Pascal Paoli qui décida d’équiper la Corse d’un port au nord-ouest de l’île pour essayer de couper le trafic maritime entre Gênes et Calvi. Le centre-ville est plein de vie et une place centrale constitue un lieu de rencontre et de partage.

       Nous longeons une belle plage afin d’accéder à l’île de la Pietra. La couleur particulière de la roche contraste joliment avec le bleu de la Mer. Le soleil est à son apogée et nous rêvons de nous baigner dans cette eau transparente. Cette presqu’île abrite une des 67 tours génoises encore visibles en Corse. A l’époque, les tours étaient visibles l’une de l’autre et permettaient de communiquer à l’aide de fumée pour prévenir d’une attaque.

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Cette belle journée se conclue par une baignade à la plage puis à la piscine sous un couché de soleil.

 

4 – Plages de Saleccia et du Lotu

       Au départ de Saint-Florent, une compagnie propose des excursions pour aller sur les plages du Lotu et de Saleccia moyennant le paiement de 14 € par personne. Celle-ci sont entourées par le désert des agriates et donc inaccessible en voiture. En réalité, le désert des Agriates n’en est pas vraiment un. A la suite à une invasion arabe, les agriculteurs ont été chassés de cette région et se sont réfugiés dans les montagnes environnantes. Aussi, la nature a repris ses droits pour devenir une zone inhabitée et aride.

       Nous sommes arrivés sur le ponton de la plage de Lotu. Celle-ci est splendide avec son sable fin et son eau turquoise. Nous rejoignons la plage de Saleccia en passant par le sentir intérieur qui sillonne le maquis. A la recherche de tortues, nous marchons doucement si bien que nous arriverons à destination 1h après notre départ. La plage de Saleccia ressemble beaucoup à celle du Lotu mais est beaucoup plus grande. En pleine saison, ces deux plages sont prises d’assaut et les touristes y débarquent par centaines.

       Nous apprécions la beauté des lieux puis continuons notre itinéraire en passant cette fois-ci pour le sentier du littoral, aussi appelé le sentier des douaniers. Celle-ci est nettement plus escarpé que le précédent. Après avoir croisé deux vaches sauvages, nous atteindrons notre point d’arrivée en 1h15min. Nous rentrons dès le passage de la première navette.

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5 – Cap Corse

       Le Cap Corse est un condensé de la Corse et un vrai coup de cœur. Cette région est plus préservée par le tourisme de masse que le reste de l’île. Nous conseillons de faire le tour du Cap Corse en débutant par la partie est afin de conduire du côté du littoral. Nous profitons de notre premier arrêt dans le village d’Erbalunga pour nous restaurer dans une boulangerie. Nous dégustons nos viennoiseries au bord de la Mer au bout d’une ruelle. Erbalunga a l’avantage d’avoir conservé son authenticité et constitue un lieu de visite plus qu’agréable. L’atmosphère de ce village est très singulière et un arrêt dans un café de la place principale sera l’occasion d’apprécier le moment.

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       Nous continuons la remontée du cap Corse avec en ligne de mire la tour Génoise d’Osse qui, bien qu’agréable à regarder, ne sera même pas une étape de notre périple. Par la suite, nous faisons un arrêt sur le port de Macinaggio. Après avoir longé de port de plaisance et contempler les nombreux poissons présents dans la Mer, nous poursuivons notre route.

       Après avoir conduit le long du littoral, la route prend la direction de l’intérieur des terres où nous avons traversé plusieurs villages pittoresques comme Ersa. La route est sinueuse et offre à chaque nouveau virage, un panorama différent.

       Le moulin Mattei est un arrêt obligatoire afin d’arpenter le sentier et de jouir d’une vue imprenable sur le magnifique paysage ! Au loin nous apercevons le port de Centuri.

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       Le port de Centuri semble coupé du monde. Pour l’atteindre, la route est très étroite et sinueuse sur une distance de plusieurs kilomètres. Un air de tranquillité souffle sur ce village. Arrivés à destination, nous apprécions les rues pavées, les bateaux de pêcheurs et les petites maisons singulières. Nous avons été surpris de constater qu’aucun restaurant n’acceptait la carte bancaire et de l’absence de distributeur de billets. Aussi, nous avons déguster notre déjeuner sur une belle terrasse et réglé l’addition par… virement bancaire !

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     La route séparant Centuri de Nonza est sans conteste la plus belle route que nous avons emprunté durant notre séjour sur l’île de beauté.

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     Nous nous arrêtons plusieurs fois sur notre parcours afin de savourer la vue époustouflante. Le village de Nonza est niché dans les hauteurs.  L’atmosphère y est agréable et les ruelles du centre-ville sont pittoresques. Nous sommes montés jusqu’à la tour génoise Paoline. Ainsi, nous avons eu un panorama incroyable sur le golfe de Saint-Florent sur la gauche et la plage de sable noir sur notre droite. Afin de profiter de la vue, nous avons siroté une citronnade fraîche dans le restaurant-bar la Sassa qui a une vue à 360 degrés.

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En résumé

      En conclusion, la partie nord de la Corse nous a surpris par la multitude de paysages. Nous avons sillonné beaucoup de villages côtiers mais aussi d’autres montagneux. Nous avons particulièrement apprécié la ville de Bastia qui est pleine de vie et le port de Centuri qui semble coupé du monde. La Corse est définitivement une île hors du commun qui regorge de joyaux de la nature. Néanmoins, le tourisme de masse empiète sur la tranquillité des insulaires et crée une atmosphère assez particulière et plutôt déplaisante. 

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